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Cynorrhodon
© Gonzalo Ossa

Le retour des enjeux hydroélectriques dans le Mercantour

19 janv. 2011

Une vingtaine de projets d’aménagements hydroélectriques de cours d’eau sont à l’étude pour réduire la dépendance énergétique des Alpes-Maritimes...
Le constat est simple, en apparence : la dépendance vis-à-vis de l’extérieur des Alpes Maritimes pour l’approvisionnement électrique, sur fond de peur du grand « black-out ».

La réponse est simple, en apparence, développons, développons les unités de production hydroélectrique : une vingtaine de projets sont à l’étude. Certains sont emblématiques soit par leur ampleur, soit par leur localisation : l’idée de construire un grand barrage sur l’Estéron, affluent du Var, dernière rivière sauvage du département et petit paradis de l’eau vive, refait surface. Une microcentrale sur le torrent de Mollières, pourtant cours d’eau classé en plein cœur du Parc National, est en projet. L’idée d’une centrale de 4,1 Mégawatt sur le torrent de Rabuons (en limite du cœur du Parc National, voir photo) est déjà suffisamment avancée pour un début de production en 2015...

Mais si, il y a 20 ou 30 ans, les questions d’impact environnemental ne se posaient pas vraiment, actuellement, on ne peut pas les négliger : obstacles aux mouvements des poissons, diminution des débits, perturbations du fonctionnement naturels des cours d’eau, envasement... Les conséquences sont bien loin d’être anodines. Ces problématiques sont développées dans le projet de charte du Parc National, qui semble être une protection bien timide face à ces pressions, mais faut-il rappeler que les communes touchent une redevance sur les installations de production énergétique ? Que ces mêmes élus ont le pouvoir d’adhérer ou non à la charte ? Ils ont donc la responsabilité de la préservation de ce patrimoine exceptionnel...

C’est encore et toujours une question de mode de développement et d’organisation de nos sociétés qui se pose : Quelle place laisse-t-on aux zones non aménagées ? Quelle politique pour réaliser des économies d’énergie ? Balayées d’un revers de la main par les élus comme par les cadres d’EDF. La mise en place de panneaux solaires sur la surface considérable de toits des zones commerciales du département ? Aux oubliettes ou pas à l’ordre du jour, avec pourtant un impact a priori bien moindre sur l’environnement...
Le statut des cours d’eau sera remis à plat (ou en cause selon le point de vue) d’ici 2012, c’est le cas en particulier du torrent de Mollières ; il s’agira d’être vigilant durant cette période.
Source : http://www.nicematin.com/article/cote-dazur/de-nouveaux-barrages-dans-les-alpes-maritimes?page=0

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