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Cynorrhodon
© Gonzalo Ossa

WWOOF, vous connaissez ?

6 févr. 2014

Le WWOOF (« World-Wide Opportunities on Organic Farms »), créé en Angleterre en 1971, est un réseau mondial de fermes bio qui se proposent d’accueillir toute personne souhaitant partager leur quotidien et leurs travaux en l’échange du gîte et du couvert.

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Injia (chinoise) et Noriko (japonaise), deux wwoofeuses cueillant du tussilage dans les Arves

Le principe

L’hôte wwoof, a comme seule obligation de vouloir sincèrement découvrir et participer à la vie et au travail de l’exploitation agricole. Il accompagne la vie quotidienne de la ferme pour comprendre le métier d’agriculteur bio et a la possibilité, selon ses souhaits et ses capacités de donner librement et de façon bénévole un coup de main aux exploitants tout en s’exerçant aux techniques de travail qu’il découvre.

Le wwoofing controversé en France

Le wwofing et les échanges qu’il représente, sont encouragés par le ministère de l’Agriculture. Cependant, aujourd’hui le wwoofing fait parler de lui en France. La Mutuelle Sociale Agricole (MSA) a récemment dénoncé plusieurs agriculteurs bio pour travail dissimulé. Celle-ci tente même de le poursuivre en justice. Pourtant, comme l’indique le ministère lui même sur son site internet, le wwofing, " plus qu’une simple expérience à la ferme et un logement gratuit, est d’abord un échange humain, une preuve que des notions comme la tolérance ou la confiance existent encore." Le wwoofing permet de divulguer les connaissances et techniques de travail de l’agriculture biologique et de l’éco-construction auprès d’un large public. Une façon de contribuer à une évolution harmonieuse de notre société.

Une action de soutien est en cours, et le gouvernement tente d’encadrer ces échanges par un statut légal.

Pourquoi soutenir le wwoofing ?

Le wwoofing contribue à une rendre nos montagnes vivantes ! Dans nos territoires qui vivent majoritairement du tourisme et de l’agriculture, la rencontre entre les visiteurs et les paysans dans une optique d’apprentissage mutuel est une richesse indéniable pour sensibiliser les uns et les autres. Deux mondes qui se réunissent, construisant communément un avenir harmonieux entre l’homme et la nature. Le "touriste" n’est plus un personnage péjoratif, mais un apprenti du monde rural, soit dans un objectif professionnel, soit par simple envie de découverte. L’agricuteur est encouragé dans sa démarche respectueuse de l’environnement par l’intérêt des wwoofers/visiteurs et promeut son activité au travers cette pratique. Ouverture sur un monde rural local, mais aussi ouverture sur le monde tout court. L’échange est source de richesses humaines, ainsi naissent des aspirations, des valeurs en faveur d’une montagne à vivre !

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