Crédits photos

Cynorrhodon
© Gonzalo Ossa

Course de quad et motos tout-terrain : le Trièves mérite mieux que cela !

14 oct. 2011

SilEnduro_Trieves2011PtLa FRAPNA Isère et Mountain Wilderness déplorent la tenue ce dimanche 16 octobre de la course d’endurance du Trièves, course de motos trial et de quad, à Saint-Baudille-et-Pipet.
Une incompatibilité avec la politique d’écotourisme en Trièves
Le Trièves, dans le contexte de son agenda 21 et d’une dynamique de territoire favorable, s’est engagé depuis 2006 dans une politique de développement de l’écotourisme. « Qualité de vie », « développement en accord avec l’environnement », « tourisme dans une logique d’éducation et de sensibilisation à la protection du patrimoine naturel et culturel » sont autant d’expression employés sur les documents de communication pour promouvoir ce tourisme doux soutenu financièrement par le Conseil régional. Une charte « Ecotourisme en Trièves » est d’ailleurs portée par les trois communautés de communes.
Un non sens dans le contexte énergétique actuel
La raréfaction des ressources pétrolières annonce de profonds changements de société. Le Trièves est moteur dans cette démarche avec la création du groupe de réflexion « Trièves en transition ». Il est donc d’autant plus choquant de voir ici ce gaspillage d’énergie fossile à des fins de loisirs comme si rien n’avait changé. Par ailleurs le réchauffement climatique nous impose un objectif « facteur 4 » qui consiste à diminuer par 4 les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. La France s’est engagée dans cette voie à l’occasion du Grenelle.
Une activité qui n’a pas sa place dans la nature
Les sports motorisés ne sont pas une activité sportive de plein air respectueuse de l’environnement. Le passage des engins dérange la faune, détruit la flore et laisse des marques dans la nature pendant longtemps. Le passage répété des engins durant toute une journée créé une nuisance sonore qui se répercute loin dans les montagnes. La course traverse des milieux naturels fragiles (prairies, forêts de pente en bordure de la Vanne) répertoriés lors du travail sur la biodiversité du Trièves réalisé en 2009 par la FRAPNA, la LPO, Drac Nature et le Conservatoire botanique. Ces habitats pour la faune et la flore sauvage ne doivent pas servir de terrain de jeu. Promouvoir ce type d’activité dans les paysages du Trièves est contraire aux valeurs que nos associations portent, valeurs également défendues par de nombreux élus avec le soutien financier des institutions.
C’est d’autant plus dommage que l’expérience montre que de tels rassemblements suscitent des vocations et induisent, en aval et en amont, tout au long de l’année, des pratiques sauvages parfaitement illégales mais trop souvent non réprimées.
 
Pour en savoir plus, contactez Vincent

Diffuser cet article :


Partager